Article: Faut-il porter des sous-vêtements lorsqu'on porte un kimono ?

Faut-il porter des sous-vêtements lorsqu'on porte un kimono ?
Le kimono fascine par son élégance, mais il impose quelques règles parfois méconnues. La question des sous-vêtements revient souvent, surtout lorsque l’on souhaite respecter les usages japonais. Découvrez dans cette revue s’il faut porter des sous-vêtements lors du port du kimono.
Doit-on mettre des sous-vêtements sous un kimono ?
Porter des sous-vêtements sous un kimono reste non seulement possible, mais habituellement recommandé. La tradition japonaise prévoit des sous-vêtements spécifiques, car ils
- protègent le tissu ;
- lissent la silhouette ; et
- assurent un réel confort lors des déplacements.
Le kimono japonais femme ou homme possède une coupe droite qui nécessite une base stable pour garder un look élégant. Sans cette couche intermédiaire, le tissu glisse, se froisse et perd son élégance naturelle. Les pièces traditionnelles comme le hadajuban ou le nagajuban servent donc de sous-couches essentielles, car elles préservent la matière, limitent l’humidité et empêchent les marques visibles.
Dans un contexte contemporain, beaucoup choisissent une autre solution. Il s’agit de la conservation des sous-vêtements habituels tout en ajoutant une couche japonaise adaptée. Cette combinaison offre un bon confort thermique et garantit une silhouette harmonieuse sous le kimono. Les kimonos modernes s’harmonisent parfaitement avec ce mélange, surtout pour des usages non cérémoniels. Pour un événement traditionnel, il vaut toutefois mieux suivre les pratiques japonaises en utilisant des sous-vêtements dédiés.
Quels sont les sous-vêtements à porter sous un kimono ?
Porter un kimono implique souvent d’ajouter des sous-vêtements japonais pour conserver une silhouette lisse. Ces sous-vêtements traditionnels fonctionnent ensemble pour structurer la tenue. Chacun possède une fonction distincte. Voici les sous-vêtements essentiels à porter sous un kimono.
Le hadajuban
Le hadajuban constitue la première couche à porter sous un kimono. Ce sous-vêtement léger couvre le haut du corps et absorbe l’humidité pour éviter que la matière du kimono ne se tache. Sa coupe simple se rapproche d’un t-shirt croisé, ce qui offre un bon confort en été comme en hiver. Les Japonais l’utilisent comme base indispensable, car il garde la peau au sec et lisse la silhouette sans gêner les mouvements.
Il se révèle aussi pratique pour les débutants et les habitués, parce qu'il facilite la superposition des couches suivantes. Contrairement à un t-shirt moderne, souvent trop épais ou trop visible, le hadajuban reste discret et respecte la forme verticale attendue dans l’habillage japonais. Cette base assure une superposition harmonieuse, car elle ne gêne pas le mouvement et se place naturellement sous les autres couches. Son rôle ne s’arrête pas à la protection : il facilite aussi l’habillage, puisqu'il crée une surface stable qui permet de positionner correctement le nagajuban ou le kimono. Une fois bien ajusté, le hadajuban garantit un look élégant et contribue à la durabilité du vêtement. Il s’impose donc comme un élément indispensable pour porter un kimono avec élégance et confort, que ce soit pour une cérémonie, un événement culturel ou une simple sortie.
Le susoyoke

Source : Freepik
Le susoyoke est un jupon traditionnel destiné à protéger le bas du kimono. Il se porte à la taille et recouvre les hanches jusqu’aux genoux. Son rôle consiste à :
- limiter les frottements ;
- absorber l’humidité ; et
- préserver la fluidité de la silhouette.
Les modèles en coton conviennent bien aux climats chauds, alors que les versions synthétiques se montrent plus légères. Son rôle est comparable à celui d’un jupon occidental, mais sans modifier la ligne verticale propre au kimono. Les amateurs apprécient sa simplicité, car il s’enfile comme une jupe légère. Sa coupe évite les traces visibles, même sous un tissu clair.
Le nagajuban
Véritable sous-robe, le nagajuban se porte directement sur le hadajuban et prépare le corps à recevoir le kimono. Cette pièce protège l’intérieur du kimono, rarement lavé en raison de la délicatesse de ses matières. Il permet d’éviter que la transpiration ou les frottements n’abîment le tissu extérieur. Sa coupe reprend fidèlement celle du kimono, ce qui garantit un ajustement parfait et facilite la superposition. Fabriqué dans un tissu léger, le nagajuban permet une grande liberté de mouvement, même lorsqu’il est porté plusieurs heures. Le col blanc, visible sous le kimono, devient un élément esthétique incontournable dans les tenues formelles. Cela apporte un contraste visuel et structure élégamment l’encolure.
Cette sous-robe stabilise également le kimono, car elle limite les glissements et affine la silhouette en créant une base nette avant l’ajout des autres accessoires. Grâce à son rôle fonctionnel et esthétique, elle contribue largement au maintien global de la tenue.
Le datejime
Utilisé comme ceinture de maintien, le datejime se place autour de la taille pour stabiliser les couches internes du kimono. Son rôle consiste à maintenir le nagajuban et à lisser la silhouette avant l’ajout de l’obi, ce qui garantit un résultat propre et bien structuré. Fabriqué dans une matière douce, mais ferme, il évite la formation de plis et assure une meilleure tenue tout au long de la journée. Grâce à cette ceinture, chaque couche reste en place et ne glisse pas, même lorsque l’on marche ou que l’on s’assoit. Le datejime intervient dans plusieurs étapes dans le port du kimono. Ill sert à :
- fixer les vêtements ;
- uniformiser la silhouette ; et
- préparer la base qui accueillera la ceinture obi.
Cette pièce devient donc essentielle lorsque l’on souhaite obtenir un résultat net et traditionnel.
Le koshihimo
Fin cordon traditionnel, le koshihimo sert à fixer le kimono pendant l’habillage et joue un rôle essentiel dans la structure finale du vêtement. Léger, souple et facile à nouer, il s’enroule à différents niveaux selon les techniques utilisées. Ce cordon traditionnel permet de :
- fixer les pans du kimono pour éviter l’ouverture involontaire ;
- ajuster la hauteur du vêtement selon la morphologie ;
- stabiliser les couches internes avant la pose de la ceinture.
Le koshihimo garantit une tenue solide, précise et agréable à porter. Sa simplicité permet une grande liberté de mouvement, ce qui en fait un élément indispensable dans l’habillage quotidien ou cérémoniel.
Quel accessoire ajouter au kimono ?

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Les accessoires apportent structure et élégance au kimono, surtout lorsqu’ils respectent les codes traditionnels. L’obi, ceinture large et décorative, reste l’élément central. Il maintient la tenue et définit la silhouette. L’obiage et l’obijime, placés autour de la ceinture, stabilisent l’ensemble tout en ajoutant une touche de couleur. Le haneri, col décoratif, donne un contraste subtil au niveau du décolleté. Ces pièces forment l’ossature de la tenue et permettent au kimono de conserver sa structure.
Pour compléter le look, plusieurs accessoires renforcent le style et améliorent le confort. Les tabi, chaussettes traditionnelles, se portent avec des geta ou des zōri, choisis selon l’occasion. Les kanzashi apportent une touche décorative aux coiffures, des modèles simples du quotidien aux versions plus sophistiquées. Un kinchaku, petit sac en tissu, accompagne facilement une tenue sans rompre l’esthétique japonaise. En hiver, un haori, veste légère, protège du froid tout en respectant la ligne du kimono. Grâce à ces accessoires, la tenue gagne en authenticité et s’adapte naturellement à chaque contexte.
Quand enfiler le kimono ?
Le kimono se porte lors de moments formels et cérémoniels qui requièrent élégance et respect des traditions japonaises. Il est particulièrement adapté aux événements officiels ou culturels, où chaque détail compte. Parmi ces occasions, on note :
- les mariages et cérémonies familiales ;
- les remises de diplômes ;
- les cérémonies du Nouvel An ;
- les spectacles de danse, ou
- la cérémonie du thé.
Le choix du modèle dépend du type d’événement, de la saison et du statut social. Le kimono peut aussi être porté lors d’occasions plus informelles ou touristiques, permettant de combiner confort et immersion culturelle. Ces moments offrent la possibilité de profiter de l’esthétique et du confort de la tenue tout en respectant les traditions. Le kimono devient ainsi un symbole d’élégance adaptable, utilisé pour se fondre dans le cadre culturel.








